Flamme Universelle

Il était mon Chouchou, mon cœur, mon amour, le roi de mon cœur, mon ami, mon guide, mon âme sœur, ma Flamme Jumelle. Il était lui et rien aussi. Un homme…un homme virtuel, une voix qui s’est connectée à mes énergies, un chevalier cosmique, un spiritualiste, un Martiniste, un Rose-Croix, un Templier, un Illuminati, un Extra-Terrestre …

Mes sanglots montent et s’arrêtent en milieu de chemin. Pourquoi pleurer sur un homme qui m’a séduite , abandonnée, rejetée et oubliée. Un de plus qui a œuvré pour son évolution égotique. Un egoiste qui se pame dans les bras d’une autre !

Une déchirure craquelle ma carapace d’amour et me plonge dans les affres de mes tourments vivants encore au plus creux de moi. Telle une colère sourde comparable à ces nuages qui s’amoncellent au dessus de moi. Un chapeau de plomb bien gris, bien lourd, efface le bleu de mon ciel. Je sens mon cœur lourd de tristesse et d’amour aussi. Amour sans retour…

Ça gronde dans mon tréfonds.

Quelques lumières zèbrent ma conscience obscurcie par ce malaise soudain. Les larmes ne viennent pas. Ma gorge se noue. Mon cœur ne bat plus la chamade, il est calme et serein. Le feu est plus bas dans mes tripes qui tentent de digérer la nouvelle que je savais depuis un bout de temps déjà et qui là se montre pour purifier mon passé.

La pluie se fait entendre, tendrement sur la nature.

Puis elle se déchaîne.

L’orage claque ! Le ciel est opaque, menaçant. L’eau commence à cogner sur le macadam du parking de ma résidence et la baie vitrée de mon bureau.

J’aimerai laisser aller ma peine au gré de cette intempérie du début de l’automne.

Ça y est mes yeux sont embués. Le flou est là, présent comme un voile sur mon futur, mon avenir…Quel futur ? Quel avenir ?….

A l’horizon, seule, la lumière du ciel me tend la main et me dit gronde avec moi, brise tes chaînes.

La foudre vient de tomber non loin dans un fracas assourdissant. Un signe probable de Mère Nature. Domino réveille-toi !

Au fond de moi, la peur, l’ivresse de l’inconnu qui se présente. Galvanisée, secouée par delà la raison, la vie est là toujours en moi.

Cette eau lave mes plaies.

Elle rafraîchit l’air qui pénètre par mes narines. Elle se déverse du ciel dans un chant mélodieux sur la rambarde de mon balcon.

Mes fleurs s’arrosent.

Je suis heureuse de cette pluie violente mais bénie des dieux. Les Cieux déploient leur rage.

L’apocalypse est à portée et bizarrement le calme m’envahit.

Je regarde ma vie… Bien triste, jamais au chaud et toujours humide de tant de larmes qui ont coulées. Encore en cet instant, je les sens présentes au bord de mes cils mais quelque chose de plus fort me pousse à écrire. Transcender cette émotion est l’ objectif.

Assise à cette table, pieds nus sur le sol, je me lève pour me chausser et m’envelopper dans un peignoir douillet. Je tente d’être douce avec moi.

L Orage est à présent au dessus de ma tête. Chaque tonnerre me fait tressaillir et me dit protège toi ! Mais je reste là accrochée à mon clavier pour écrire, dire mes ressentis en écoutant le vacarme qui tombe du ciel. J’écoute cette musique rock que me jouent les bruits de la pluie et du vent qui se lève.

Quelque chose tressaille en moi. Je ne sais quoi. Le chant de l’eau s’intensifie comme pour tout laver sur son passage, nettoyer, lessiver, emporter…cette boue, cette armure d’argile si fragile qu une petite voix me dit de laisser choir.

Des bips arrivent sur mon téléphone. Je jette un œil distrait mais espèrant que ce soit lui qui revienne pour m’envelopper encore de sa tendresse. Non ! ce n’est que Facebook qui m envoie ses notifications. Je les lis sait-on jamais qu’il reviendrait au contact. Mes publications commencent à être lues. Ce peu me console et me désole. La tristesse reprend son flux et l’eau de mon âme se risque au débord.

Je me reprends et je recommence à admirer ce spectacle effarant, époustouflant. Les éclairs déchirent le ciel. Leur lumière m’aveugle brièvement tellement elle est intense. J’ai peur que La Terre ne se brise sous cette foudre qui s’abat. Le ciel me fait penser à un stroboscope éclairant de façon très aléatoire mon paysage. Je me fuis dans mes pensées futiles. La pluie ralentie. Les grondements s’éloignent. Le ciel est presque blanc, soulagé certainement de toute l’eau qu’il déverse. Pourtant l’orage sévit toujours et la pluie reprend de plus belle.

Que me dit elle cette pluie ? Purge ton chagrin ! Lave ta mémoire de tous ces résidus négatifs et peut être maléfiques ! Aime la vie quoiqu’il en soit ! Elle est cadeau. Elle est richesse.

La vie est le vrai amour de mon existence c’est pour lui que je suis encore debout aujourd’hui. Cet Univers dans lequel je me manifeste, cette Terre sur laquelle je bouge. Cette vivance en moi je l’aime et inconditionnellement. Je la savoure à chaque moment. Elle se propose à moi et parfois, je ne me sens pas à la hauteur de l’engagement qu’elle me demande. Je plie. Je mets un genou à terre. Je souffle et me relève. Il y a encore tant à découvrir.

Les éléments se déchaînent, la table tremble à chaque tonnerre. La lumière est éblouissante et l’eau continue à ruisseler des cieux.

J’ai l’impression d’être anesthésiée. Mon corps ne reçoit plus rien sauf par moments quelques tressaillements dus à la surprise du tumulte extérieur. Les éclairs illuminent le ciel en totalité. Ce fracas majeur de la nature m’indique une nouvelle danse. Le Chaos s’organise pour une nouvelle naissance.

Combien de temps dure un tonnerre habituellement ? Quelques secondes….

Là, il vient d’y avoir un tonnerre d’éternité suivi d’un autre. Puis, un autre, ils s’enchaînent les uns aux autres assourdissant l’atmosphère de leur diabolique colère rugissante.

Puis, un calme soudain envahit l’atmosphère.

Et un autre grondement crie sa fureur et un autre encore !

Et d’un coup la pluie diminue.

Tétanisée, bouleversée, silencieuse, mes yeux sont secs, je suis toujours là ! Avec lenteur, je reprends contact avec mon corps…oui, je suis encore là, vivante. Toujours la même :

Abandonnée, rejetée, rebelle, révoltée, enfermée, enlacée, maltraitée, aimée, reconnectée à la vie, délaissée, oubliée, perdue, souillée, paumée, camée, éclairée, conseillée, jalousée, reconnue, soutenue, adulée, romancée, idéalisée

remise en route sur le chemin de mon destin, libérée de mes doutes, en résilience et puis…

écartée de ta vie

Livrée à moi-même

Que vais-je faire ?

Vivre ma vie, écrire, rire et encore aimer ces deux énergies qui composent mon existence, la tienne, la notre. Elles fabriquent ma substance. Quand elles se complémentent, elles me révèlent la voie pour que je crée. Quand elles se séparent, elles prennent du champs pour un nouveau possible à découvrir.

(C)Texte de Dominique SOTIRAS

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