Mon cri du soir

Dans cette attente interminable de ma renaissance, mon mental crée une spirale descendante qui m emmène dans les profondeurs de mes ombres. Je me camoufle, je me contorsionne pour ne pas voir et pourtant, elles sont la, je les vois. Elles sont grises, gluantes, poisseuses et nauséabondes à m ‘en donner la nausée. Au fond de ma gorge des sanglots empreints de désespérance que je garde en secret et qui m asphyxient, m étouffent et me ralentissent. J erre de mon lit à mon bureau, je peinds, je colle des morceaux de cartons pour m occuper l esprit et je n occupe que mes mains. Ma tête vagabonde de questions inutiles à obsedantes. Je tourne, je vire, je compose comme une âme en peine, le plus noir des scénario. L insatisfaction est la, me chahute en riant. Mon ego est lui aussi de la fête et se moque de moi. Il me titille sur mes faiblesses, mes manques, mon âge et sur mon inertie profonde de déprimée insecure. Je lâche mon pinceau de colle et le troque pour écrire. J étale les Pourquoi? Comment Je vis? Je décortique et mets noir sur blanc les solutions que je connais et que je n acte pas, mes pensées qui ce soir jaillissent comme des couperets tranchants, mes erreurs, ma culpabilité ,Oui, elle est présente aussi et perle mes cils de quelques eaux de mal-être). Je tente de défaire le noeud qui tétanise mes énergies vitales. Je decapsule le masque du sourire figé et qui me protège trop mal. Il est si ancien qu une partie de moi vient avec et me défigure. Aurais je le courage, de me regarder à nouveau dans le miroir, dans ce jeu de miroir dans ma relation aux autres, à mon autre? Et encore un doute! Un poison insidieux qui s est infiltré sous ma peau et que je maquille minutieusement, par un automatisme souriant. Comment aborder cette transformation qui s opère? Re-doute! Non, pas le service de vente par correspondance mais bel et bien mon arsenic pervers et narcissique! Cette substance égoîque qui m emberlificote dans les méandres de mon labyrinthe intérieur au fil des mots et des maux que je pose, ma respiration se fait plus légère…plus douce…les hauts le coeur se dissipent. Je me suis révélée dans mon obscur. Mon dos se redresse et mes doigts se font plus légers sur le clavier. Ai-je transcendé le mal ou vais-je y revenir pour déraciner ce qui est peut être encore incrusté?l introspection est une mission régulière à laquelle je m abonne pour déterrer ces mauvaises herbes que j ai laissé se développer, pensant qu elles embelliraient mon jardin secret d une nature sauvage et vivante. Elles ont été cache misère d un manque de volonté de me faire vivre pour comprendre que la vie est mouvement, joie à partager et non bien être en solitude.

(C) Dominique SOTIRAS

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